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Bilan trimestriel des OPC Actions Europe

Le 15/10/2020 par Sébastien Racine
La stabilité apparente des marchés cache une forte rotation sectorielle au cours des trois derniers mois. Sébastien Racine, directeur adjoint de la Gestion Sous Mandat de BPE et responsable Multigestion, analyse les mouvements du 3e trimestre.

 

 

Après le fort rebond du printemps 2020 qui avait suivi l’effondrement des marchés en février/mars, les indices actions européens sont globalement restés stables au cours du 3e trimestre, balancés entre les inquiétudes liées à la reprise de l’épidémie de coronavirus post-confinement et les plans de soutien des états et des banques centrales. L’indice MSCI Europe termine ainsi le trimestre sur le même niveau qu’à fin juin avec une performance de  -12,70 % depuis le début de l’année.

 

Cette stabilité apparente cache, en revanche, une forte rotation sectorielle au cours des trois derniers mois. D’un côté, les deux secteurs qui semblent les plus détestés par le marché, les banques et les valeurs pétrolières, ont continué à souffrir et affichent des évolutions autour de -35% depuis le 1er janvier. De l’autre, l’automobile et le voyage/loisirs qui ont bien rebondi au troisième trimestre même si ces secteurs affichent encore des performances très négatives sur les neuf derniers mois. Enfin, entre les deux, on trouve les thématiques les moins pénalisées par la Covid-19 (technologie, santé, produits de consommation durable) qui ont globalement conservé leur solide avance sur le reste de la cote.

 

En termes de style de gestion, les valeurs de croissance (Growth) font plus que jamais la course en tête, tandis que les titres décotés (Value) sont totalement délaissés, plombés par le contexte économique mondial et la faiblesse des taux d’intérêt. Depuis le début d’année, l’indice MSCI Europe Value recule ainsi de près de 25 % quand le MSCI Europe Growth affiche des performances proches de zéro.

 

Enfin, les petites et moyennes valeurs qui avaient fortement souffert en début d’année ont rattrapé leur retard et sont même désormais en avance sur les grandes capitalisations. Cela peut s’expliquer par leur moindre degré d’internationalisation, par l’impact plus « domestique » des plans de relance mais aussi par l’accélération des opérations de fusions/acquisitions qui soutiennent les cours de bourse.

 

Cet environnement qui offre peu de visibilité a été plutôt profitable aux gérants de fonds sur les actions européennes puisqu’il semble qu’une majorité d’entre eux a eu tendance à sélectionner des thématiques moins impactées par la situation sanitaire et économique. Ainsi, ils surperforment en moyenne le MSCI Europe de 2,90 % avec les deux tiers des fonds Actions Europe au-dessus de l’indice. Pour rappel, ils n’étaient que 31 % en 2019.

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 

Performance 2020 (au 30 septembre) des fonds actions Europe Large / Multi caps et des indices Europe

 Bilan OPC 3e trimestre

 

Moyenne des fonds : moyenne équipondérée des fonds de la catégorie « Actions Europe – général ».

Performance MSCI Europe : performance de l’indice des principales valeurs européennes, dividendes nets réinvestis.
Performance MSCI Europe Small caps : performance de l’indice des valeurs européennes de petite capitalisation, dividendes nets réinvestis.
Performance MSCI Europe Growth : performance de l’indice des principales valeurs européennes de style Growth (croissance), dividendes nets réinvestis.
Performance MSCI Europe Value : performance de l’indice des principales valeurs européennes de style Value (décotées), dividendes nets réinvestis.

 

Sources : Europerformance – Six Company